Qu'est ce qu'une mante ?

Voici une description de cet insecte fascinant, tous les sujets apparaissants en bleu sont traités dans "Les Fiches techniques" afin d'apporter plus de détails, et éviter de trop charger la description faite ci-dessous !

 

Morphologie

La Mante est un insecte qui appartient à l'ordre des Mantodea, même si elle est comptée dans l'ordre des Dictyoptères (Blattes, termites...), et dans la famille des mantidae. Elle possède donc 6 pattes, deux sont appelées « ravisseuses ». Ces dernières sont situées à l'avant, et servent à se déplacer, mais surtout à attraper toutes sortes de proies, car la mante est un prédateur, et se nourrit donc d'autres organismes, à 90% d'insectes et d'arachnides, mais peut également, pour les plus gros spécimens,  se nourrir de petits reptiles ou de petits rongeurs voir même de petits poissons (cas extrêmement rare et plutôt pratiqué en élevage). Sa vision est d'une extrême sensibilité, puisqu'elle repère ses proies et ses congénères au moindre geste. La mante adulte possède une paire d'ailes supérieures, qui protègent une paire d'ailes antérieures, permettant aux mâles de bien voler, mais seulement de planer ou de prendre la posture d'intimidation pour les femelles.
Elle est très connue pour le fait de manger son époux après l'accouplement. 2000 espèces dans le monde sont recensées, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, mais aussi de toutes les formes, car la mante est un grand mimétisme de son environnement. L'espèce la plus répandue en Europe, surtout sur le pourtour Méditerranéen, est l'espèce Mantis religiosa, où Mantis est le genre, et religiosa la sous espèce. Son nom Vermiculaire est la Mante religieuse, du fait de la position des pattes ravisseuses qui sont repliées de sorte à rappeler une forme de prière. Mais ce nom pourrait être attribué à toutes les espèces de mantes qui parcourent la planète, car toutes possèdent cette étrange position de repos. La mante possède une tête, un thorax, et un abdomen, qui sont les éléments généraux d'un insecte. Voici un bref schéma :

 

 

 

 

 

 

 

Accouplement/Elevage

L'accouplement est délicat, car le mâle doit se méfier de ne pas être considéré comme une proie devant sa partenaire, c'est pourquoi il essaye de garder une certaine distance pour s'envoler sur la femelle, tout en espérant ne pas rater sa position d'arrivée souhaitée. Il risque d'atterrir à côté ou de faire mal à sa partenaire. Il peut donc prendre beaucoup de temps à se risquer vers la femelle, généralement par l'arrière. Il existe différentes méthodes pour l'accouplement en élevage. Une fois dessus, le plus dur est fait, il doit maintenant reprendre ses esprits et essayer de faire entrer ses organes génitaux en contact de ceux de sa partenaire afin de déposer un spermatophore (Sac contenant une grande quantité de spermatozoïdes). Ces derniers vont se diriger dans le spermathèque (réservoir à spermatozoïde), en attente des futures pontes ; ainsi la femelle n'a pas besoin de s'accoupler après chaque ponte. L'accouplement dure entre 3 et 10 heures (contacts génitaux), mais le mâle peut rester très longtemps sur la femelle, avant comme après le contact génital. Le sexage chez les mantes est assez facile, ce qui est important dans l'élevage car on doit séparer les individus afin d'éviter le cannibalisme, toutefois dans les premiers stades larvaires, et chez certaines espèces notamment dans la famille des empusidae, qui sont des mantes peu agressives  l'élevage groupé est possible, en maintenant par précaution, une présence régulière en proies.
La mante est donc réputée pour manger son partenaire, ce qui lui peut être vital en fonction de la nourriture que celle-ci pourra trouver. En effet la mante, après ou sans copulation, produit plusieurs oothèques, qui sont de formes variables, et ressemblent à une mousse plus ou moins dure, contenant des œufs bien regroupés, fécondés s'il y a eu accouplement. La taille des oothèques varie selon la quantité et la qualité de la nourriture que pourra se procurer la mère. En effet une femelle plutôt maigre avant un accouplement n'hésitera pas à se nourrir de son hôte, riche en calories, avant ou après copulation,  pour le bien de sa progéniture. En revanche, celle-ci bien nourrie, ne portera pas d'attentions hostiles auprès du mâle. C'est l'instinct de survie. La femelle pondra entre 3 et 10 oothèques selon les espèces, en moyenne 6 oothèques.


Croissance

Les mantes naissent après 2 à 12 semaines d'incubation pour les espèces tropicales, mais pour les espèces européennes, comme la Mantis religiosa , l'incubation dure entre Août-Octobre à Mai-Juin, c'est-à-dire environ 9 mois, car l'oothèque doit traverser la période hivernale, où les petits appelées aussi juvéniles ou larves, voient leur développement s'arrêter, jusqu'à des températures plus élevées. En revanche, l'oothèque étant mise à une température suffisante (de 20 à 30°C), pendant tout l'incubation verra ses petits sortirent au bout de 6 à 8 semaines.
Le nombre de petits varie selon les espèces, il en va d'environ 10 à 300...
La larve de la mante, le juvénile, effectue des mues comme tous les insectes, au nombre de 7 pour les femelles et 6 pour les mâles (pour les espèces connues en élevage). Pour muer, les mantes se suspendent la tête vers le bas. Il y a différents moyens de voir qu'une mante prépare une mue et par quels moyens celle-ci pourra le faire le plus aisément possible. Elle est assez rapide, mais une étape assez difficile, les chutes sont fréquentes, c'est pourquoi il faut bien penser à ce que la mante puisse s'accrocher à plusieurs supports. La mante et ses différents stades, portent des codes afin de les stader facilement et ceci de façon clair pour tout le monde. A sa naissance, elle est nommée L1, puis après la première mue, celle-ci est nommée L2 etc... (L= Larve). Donc la femelle est adulte au stade L8 et le mâle au stade L7 comme décris précédemment. La femelle au stade L7 ou le mâle au stade L6 pourra également porter le nom de sub-adulte.

Comme pour l'incubation, la vitesse de développement des larves dépend de la température : plus la température sera élevée, plus les juvéniles grandiront vite, mais peuvent, si la température est excessive selon l'espèce et son habitat, donner des adultes plus petits qu'à l'origine. Mais d'autres facteurs entrent en jeu, comme l'abondance, la diversité et la qualité de la nourriture. Une mante se nourrissant souvent, avec un régime alimentaire très varié, se développera mieux, et donnera un imago de qualité,grand et robuste. Cette nourriture est composée de toutes sortes d'insectes ayant une taille correspondant au 1/3 de la mante environ. Il existe une nourriture différente pour chaque étape de la croissance d'une mante. La nourriture privilégiée en élevage pour les juvéniles des premiers stades (L1-L4) est les drosophiles. Puis pour les stades suivants, les grillons sont très utilisés, les blattes, les criquets, teignes, vers de farine, asticots, etc... mais les mouches sont la proie idéale.

 

Conclusion

La mante est donc un insecte très intéressant du fait qu’elle est très active puisqu’elle est un prédateur, elle chasse ses proies. L’accouplement est aussi très attrayant par sa complexité. Mais ce sont surtout son charme, ses yeux, ses couleurs, et sa forme qui intéresse particulièrement les éleveurs. En effet le fait qu’elle nous suive du regard et que soudainement elle soulève ses ailes en émettant un bruit de frottement en écartant ses deux pattes ravisseuses libérant ainsi de nombreuses formes et couleurs cachées à l’intérieur de ses pattes. Sa forme est tout aussi attractive, car plusieurs espèces possèdent une morphologie ressemblant à des végétaux: des feuilles, des brindilles et mêmes des fleurs.
Vous désirez un insecte actif et plein de charme, la mante est faites pour vous !

 

Dernière mise à jour de cette page le 09/03/2009

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